Le Requiem de Verdi – ensemble vocal Unité

Une version étonnante du Requiem de Verdi en concert à Ramonville

 

L’ensemble vocal Unité dirigé par Christian Nadalet donnera en première dans l’agglomération de Toulouse une version du Requiem de Verdi dans la surprenante transcription de Michael Betzner-Brandt pour chœur, solistes et cinq instrumentistes (piano, marimba, cor, contrebasse et timbales), le dimanche 17 novembre 2019, à 17h dans l’église Saint-Jean de Ramonville.

 

Une version à découvrir:

La Messa da Requiem de Verdi fait partie de ces œuvres qui traversent le temps en laissant à chaque époque une trace et des influences sur la pensée musicale du moment.

Composée en mémoire du très cher ami de Verdi, Alessandro Manzoni, poète engagé pour l’unité Italienne au sein du Risorgimento, l’œuvre connut un succès immédiat qui essaima rapidement dans l’Europe entière, stupéfiée par son architecture d’une dimension inaccoutumée.

Dans une tension permanente, la partition mêle le solennel et le pathétique, le mystère de murmures au bord de la tombe avec les explosions terrifiées des appels à la divinité.

L’ensemble vocal Unité a choisi de proposer aujourd’hui ce chef-d’œuvre absolu du génie dramatique de Verdi dans une formation orchestrale revisitée, pour ouvrir tout grand une nouvelle porte d’accès à cette musique éternelle.

Il présente donc la version décomplexée de Michael Betzner-Brandt pour 5 instrumentistes (piano, marimba, cor, contrebasse et timbales), solistes et chœur.

Sa relecture dynamisante et généreuse exploite les ressources harmoniques des instruments choisis pour leur polyvalence, mais aussi pour leur originalité.

Le piano, instrument roi de la transcription, mêle sa sonorité à celle du marimba qui, par ses couleurs étonnantes, crée des correspondances très subtiles entre émotion et énergie. La contrebasse restitue tout le socle harmonique du pupitre des cordes et le timbre du cor amène son moelleux essentiel. Les timbales, enfin, reines du Dies irae, viennent assener effroi et terreur du jugement dernier.

 

Une nouvelle écoute :

Ce n’est pas une version « au rabais » qui est proposée là, mais bien une véritable « re-création » de l’œuvre, dans une  lecture fougueuse qui donne la priorité à la lumineuse beauté des parties chantées, et qui dévoile aussi des couleurs  instrumentales tout à fait  étonnantes.

 Nos habitudes d’écoute sont bouleversées, nous sommes loin de  l’interprétation des grandes masses chorales et orchestrales. Nous pénétrons par de nouveaux chemins dans  l’intimité du chef-d’œuvre,  aux sources de ses intentions expressives.

Aujourd’hui encore, où  nos possibilités d’écoute de la musique sont devenues quasiment illimitées, la transcription représente toujours, outre une nouvelle façon d’aborder une œuvre et d’en redécouvrir les beautés, un véritable moyen de démocratisation de la musique.

Quelle plus belle façon de continuer à faire vivre ces œuvres éternelles que de donner à ressentir  l’expérience du concert, la proximité des interprètes, leur engagement, que de les porter partout, dans tous les lieux et pour tous les publics… ?

Pour l’ensemble du texte en latin et sa traduction cliquer ici.